
On a longtemps cru que les régions du Québec n'étaient bonnes qu'à générer de la matière première. On prétendait qu'il n'y avait chez nous ni l'expertise, ni les ressources financières pour transformer cette dernière en produits à valeur ajoutée, plus facilement exportables et susceptibles de générer des revenus plus stables. Par ailleurs, on entend encore dire que toute forme d'exploitation des ressources naturelles constitue un crime envers l'environnement et que les activités qui en découlent doivent être bannies.
Le projet Granulco va à l'encontre de tels préjugés : voici en effet une entreprise qui s'est structurée et a vu le jour en pleine période de crise, à partir de l'expertise et des ressources du milieu. Ceux qui l'ont conçue, et ceux qui en ont élaboré le montage financier, sont des gens d'ici. Ceux qui ont investi de leur argent et sollicité des fonds auprès des gouvernements et des grandes institutions, sont aussi des gens du milieu. Et tout ça fait la preuve qu'il y a ici la volonté et la détermination de contrôler son propre avenir et d'implanter en Haute-Côte-Nord, des entreprises de deuxième et même de troisième transformation.
* Centre interuniversitaire de recherche, de liaison et de transfert des savoirs en analyse des organisations - août 2009
